Sophie Auster

Oui, c'est facile de s'appeler Auster et de vouloir faire de la... musique ! On rassemble des beaux textes de poésie (Paul Eluard, Guillaume Appolinaire, Robert Desnos, etc.) et on demande à papa de tout traduire dans la langue de Shakespeare. On s'entoure d'un duo de musiciens (un groupe country folk, One Ring Zero, inconnu au bataillon) et on "accouche" d'un joli bébé racé et intelligent, reconnaissons-le ! A l'entendre, on a du mal à croire que Sophie Auster n'ait que dix-sept ans, tant sa voix en paraît plus ! Cela lui dégage une certaine gravité et rigueur, qu'on pourrait aussi qualifier d'élégance. Ah c'est clair, c'est un album très distinctif et éloigné de la pop guimauve. Chez cette jeune artiste, pas facile (pour moi) d'en cerner les influences, tant l'univers est "atypique". Comme si, également, on se trouvait dans un monde hors d'époque. A la première écoute, cela surprend et, pour moi, je n'ai pas adhéré aux premiers extraits - cela m'ennuyait. Mais au bout de plusieurs écoutes, je commence à apprécier et à dégoter quelques bons morceaux, comme "The last poem", "Word heat", "Sailor girl", "The lover", "The swimmer" et "Walking the wire" (sur 11 titres, c'est pas mal !). Il n'empêche que quelques chansons font un peu grincer des dents, pour moi "The Door" m'insupporte. Tant pis. Moyenne appréciation aussi pour "Le pont Mirabeau", chanté en français, mais pour un résultat plutôt lascif et enquiquinant. Sur cette note de contrariété, je continue de fouiller cet univers hors norme, qui ne se dévoile pas si aisément. C'est tout un cosmos à tendance éthérée, surannée mais classieuse !
Son site : Sophie Auster (avec samples à écouter) +++ Ici pour écouter 4 titres en entier !
Plus, l'avis d'une blogonaute !

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